Cahors



Cahors (en occitan Caors ) est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Cadurciens (autrefois Cahorsins).

La ville est connue pour ses vignobles (voir Vignoble de Cahors)

HĂ©raldique

gueules au pont d’argent maçonné de sable posé sur des ondes aussi d’argent chargé de cinq tours couvertes du même maçonnées et ajourées de sable, sommées de cinq fleurs de lis d’or rangées en chef.

GĂ©ographie

La commune se situe à 115 km au nord de Toulouse, sur l'axe RN 20 / A 20 reliant la ville rose à Paris. Cahors compte compte une densité assez élevée (309 habitants au km); cette densité élevée s'explique par le fait que la ville est confrontée à plusieurs obstacles.La croissance de l’urbanisation de la ville doit prendre en compte la topographie très tourmentée de la vallée du Lot. La barre de relief constituée par l’isthme de la boucle du Lot, s’apparente de fait à un pont supplémentaire : Cahors est une île. C’est une première spécificité. Le relief extrêmement accentué est la donnée majeure du site de Cahors. Le site construit de Cahors a pris possession du site naturel et lui a donné sa forme urbaine originale.

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En effet, il joue un rôle déterminant dans l'organisation de l'espace de la ville. Le développement de Cahors, entravé par les contraintes du site, est resté longtemps contenu dans les limites de la presqu'île. La ville est isolée doublement d'une part par la ceinture d'eau que constitue le cingle du Lot renfermé autour de ses murs, d'autre part, par les parois abruptes que constitue le cirque des Cévennes qui cernent la boucle de toutes parts. Les Cévennes sont des versants raides, arides, aujourd'hui désertés par le vignoble au profit d'une maigre végétation de maquis, qui sont autant de limites naturelles à l'urbanisation de la ville.

Le site ne paraît pas favorable au développement d'une grande agglomération. La vallée ne s'élargit qu'à l'est avec les terrasses de Cabessut et de Terre Rouge, à l'ouest avec la terrasse de Labéraudie : là, l'expansion est possible bien que limitée par les risques d'inondation et par la persistance d'activités maraîchères. Au sud, on se heurte aux versants abrupts du Mont Saint Cyr et du Pech d'Angely. Trois avantages faisaient pourtant la valeur du site : une défense facile, la rivière navigable, souvent dangereuse mais plus sûre que les chemins dans l'Antiquité, la situation de carrefour, confluence du Bartassec, étape commode sur la voie Toulouse-Rodez. Le développement de la ville s’est fait essentiellement sur un axe nord/sud.

Le Pèlerinage de Compostelle

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les jacquets arrivaient de Saint-Cirq-Lapopie pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Célé, ou de Varaire pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Lot.
La prochaine commune est Labastide-Marnhac.

L'accueil des Pèlerins

Cahors eut plusieurs hôpitaux dont celui de Saint-Jacques qui fut d'abord près de l'actuelle place Galdémar. En 1683, il fut transféré au lieudit la Croix des Capucins. Une chapelle dédiée à l'apôtre de l’Espagne fut appelée au Saint-Jacques des Pénitents à partir du moment où elle fut le siège d'une confrérie de Pénitents Bleus, un très intéressant retable y était conservé.

La sortie de la ville et la traversée du Lot qui se faisait aux premiers siècles de l'ère chrétienne comme de nos jours en face du quartier Saint-Georges, il se fit aussi à partir du par le pont Valentré.
Les pèlerins remontaient alors par un chemin assez raide jusqu'à la Croix de Magne et de là, après un dernier regard sur le panorama de l'ancienne cité des Cadurques, reprenaient leur chemin dans la direction que leur indiquait toujours la Voie Lactée.

Histoire

Le Lot était habité il y a 40.000 ans, comme le montre les grottes du Val du Célé. Puis vinrent sur les hauteurs les "oppida" fortifiés des Cadurques, gaulois tributaires des Arvernes. Leur place-forte Uxellodunum, qu'on situe mal, mais dont le nom signifie "haute-citadelle" et qui fut en 51 avant J.-C. l'un des derniers bastions résistant à César.

La capitale des Cadurques romanisés fut "Divona Cadurcorum" (Divona signifie "divine") devenue Cadurca puis Cahors. Elle devint une cité opulente avec un pont sur le Lot, un aqueduc amenant les eaux du Vers, des villas, des temples, un théâtre susceptible d'accueillir plusieurs milliers de spectateurs et des thermes, dont seul subsiste près de la gare l'arc de Diane et plusieurs pierres sculptées au musée Henri Martin. Cahors exportait jusqu'à Rome ses étoffes de lin.Elle fut incendiée en 571 par Théodobert, roi d'Austrasie.

Relevée de ses ruines par l'évêque saint Didier, dit aussi saint Géry, il fit édifier la première cathédrale en 650, la cité fut à nouveau pillée par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Hongrois.

La ville de Cahors a longtemps été disputée, et assiégée plus souvent qu'à son tour : du romain Jules César ou du franc Théodebert au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Cœur de Lion, plus tard du Prince Noir. Au sein même de la cité le conflit s'éternise entre évêques, consuls puis sénéchaux pour s'arroger le pouvoir.

Le 2 septembre 1272, l'évêque de Cahors, Barthélémy, et les consuls de la ville s'entendent pour nommer des « arbitres et amiables compositeurs » chargés de régler les différends survenus entre eux au sujet des anciennes coutumes et des coutumes nouvelles.]]Le 23 juillet 1304, dans une déclaration faite publiquement dans l'église cathédrale de Cahors, Raymond, évêque de la ville, reconnaît qu'il tient les consuls et habitants de cette ville pour bons et vrais catholiques, aumoniers, prieurs et dévots.

À l'époque médiévale, elle est une place financière forte de la chrétienté. À la Renaissance, elle est une place artisanale et industrielle forte de la France.

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville fut un temps sous domination anglaise. Le 8 janvier 1362, elle doit se rendre au lieutenant du roi d'Angleterre, Chandos, en présence du maréchal français Boucicaut. Le 5 février 1369, les consuls de Cahors jurent de porter secours au roi de France Charles V déclarant que, « même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

La ville est traversée par un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle La Via Podiensis.

Administration

|-| align=right| depuis janvier 2003 || Marc Lecuru ||align="center"| UMP|||-| align=right| 2001-janvier 2003|| Michel Roumegoux ||align="center"| UMP|| |Député|||-| align=right| 1990-2001 || Bernard Charles ||align="center"| MRG|||-| align=right| 1965-1990 || Maurice Faure ||align="center"|FGDS |||-| colspan="4" align="center" | <small> Les données antérieures ne sont pas encore connues.

DĂ©mographie

|1962= 16 980|1968= 19 128|1975= 20 226|1982= 19 707|1990= 19 735|1999= 20 003|sansdoublescomptes= 1962

Économie

L'agglomération cadurcienne a souvent été présentée comme une petite ville périphérique de Toulouse, au milieu d'un territoire « vide ». C'est une ville qui tire sa raison d'être de son rôle directif de préfecture sur un espace lotois dévitalisé. Le Lot, qui est longtemps resté en marge des grands courants d'échange et de communication, est un département fortement marqué par sa ruralité et par un terroir sans véritable tradition industrielle, dépourvu d'armature urbaine structurante. Actuellement, l'agriculture,la vigne et le tourisme sont ses principales ressources mais le département abrite aussi des festivals culturels de qualité : Gindou (cinémas du sud), Cajarc (Africajarc), Assier (musiques), Belaye (violoncelle) etc. Son influence extra-départementale est réduite, elle est assujettie à l'ordre économique régional et national.

Malgré cela, grâce à son rôle de préfecture du Lot, la ville a pu subsister dans une région rurale en déclin où elle a pris une place de plus en plus importante. Cahors est aussi une de ces villes de Midi-Pyrénées qui, derrière une façade de ville administrative de province, cachent une activité industrielle d’un niveau technologique assez élevé. Les caractéristiques urbaines, le niveau des services peuvent ensemble favoriser l’implantation de nouvelles entreprises et plus précisément de PME et PMI qui trouveraient ici une société urbaine et un environnement à leur échelle. En 1997, le magazine l’Entreprise avait classé Cahors comme étant, parmi les villes de 20 000 habitants, la plus performante en création d’emplois industriels. Face à la crise des grandes villes, Cahors s’approprie progressivement l’image d’un centre urbain resté à taille humaine et préservant au mieux une certaine qualité de vie. Cahors a enfin trouvé sa place en tant que pôle urbain relais de la capitale régionale qu’est Toulouse.

La ville, qui compte déjà une École de Musique pourvue d'une salle de concert, s'est dotée en 2003 d'une Médiatheque et a organisé la réouverture du Théâtre.

Les Docks sont un lieu voué à la jeunesse où se côtoient un pan d'escalade, des ateliers musicaux et des ateliers de nouvelles technologies.

Le Marché près de la Cathédrale reste un lieu de rencontre animé pour les Cadurciens.

Parallèlement à ces nouvelles infrastructures, la population est vieillissante. En effet, Cahors figurait parmi les villes du Sud de moins de 20 000 habitants les plus jeunes de France dans les années 1990. Mais face au manque de travail proposé, une majorité de jeunes désertent la ville pour rejoindre Toulouse. Ce vieillissement de la population est d'autant plus marqué que la ville devient une place de choix pour les retraités aussi bien français qu'étrangers. L'animation culturelle de Cahors a vue ces dernières années le déplacement géographique de festivals prestigieux comme le Printemps de la Photo (aujourd'hui situé à Toulouse) ou Le Chaînon Manquant, qui attiraient beaucoup de touristes et d'artistes. Petit à petit l'affluence touristique stagne alors qu'elle comptait pour beaucoup dans le dynamisme économique de la ville.La ville compte néanmoins toujours son important festival de Blues et a vu depuis 2003 un nouveau festival (dédié à la culture d' un pays etranger) et a vu la réouverture de son Théatre.

Personnages célèbres nés à Cahors

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Monuments et lieux touristiques

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<small>Les monuments dont le nom est suivi de la mention MH sont classés à l'Inventaire des monuments historiques </small>



Ouvrages



Jumelages

Voir aussi

Galerie de photographies sur la ville de Cahors.

Étape

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Saint-Cirq-Lapopie par la vallée du Célé
Varaire par la vallée du Lot| width="40%" align="center" bgcolor="#ddddff"| Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Via Podiensis| width="30%" align="center" bgcolor="#bbbbff"| Étape suivante
Labastide-Marnhac


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